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vendredi 9 septembre 2016

Ce pilote fait une annonce aux passagers le 11 septembre 2001 et décide de leur mentir.

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L'histoire qui suit est un magnifique exemple de l'importance de la générosité et de l'empathie en temps de crise. Elle relate les événements tragiques qui ont eu lieu lors du 11 septembre 2001 aux États-Unis avec une émotion vive qui va vous toucher en plein coeur :

"Ma mère qui, comme la plupart d'entre vous le sait, travaille pour la compagnie aérienne Air Canada, tient cette anecdote d'un collègue. Ce récit a été écrit par l'un des membres de l'équipage du vol Delta Flight appelé Nazim :

Nous avions décollé de Francfort cinq heures auparavant et volions au-dessus de l'Atlantique. J'étais tranquillement installé dans mon fauteuil dans la zone de repos pour prendre ma pause lorsque tout à coup, les rideaux se sont ouverts avec violence et j'ai été sommé de me rendre immédiatement dans le cockpit pour parler au capitaine de bord. Quand je suis arrivé sur place, j'ai remarqué que toutes les personnes présentes avaient l'air grave.



Le capitaine m'a alors tendu une feuille imprimée que j'ai lue avec attention. J'ai immédiatement compris l'importance et la gravité de l'information. Le message venait d'Atlanta et disait seulement 'Tous les vols à destination du continent américain sont annulés. Atterrissez à l'aéroport le plus proche et signalez votre destination.'

Lorsque la tour de contrôle vous ordonne d’atterrir sans proposer d'aéroport et qu'elle laisse le capitaine choisir tout seul la destination, c'est que la situation est extrêmement grave. Il fallait que l'on trouve un aéroport le plus vite possible. Le plus proche se trouvait à 640 km derrière nous à Gander, sur l'île de Terre Neuve.

Le capitaine a demandé l'autorisation à la tour de contrôle canadienne d'atterrir, qui a fini par accepter. Plus tard, nous avons découvert pourquoi la tour de contrôle canadienne avait hésité avant de nous donner l'autorisation. Nous, le reste de l'équipage, avons eu pour ordre de préparer l'avion à l'atterrissage. Pendant que nous nous activions à notre tâche, un autre message est arrivé d'Atlanta relatant les activités terroristes en cours dans la zone de New York. Nous avons informé tout le reste de l'équipage de notre détournement vers Gander et avons "fermé" l'avion pour préparer l'atterrissage. Lorsque je suis retourné dans le cockpit, j'ai découvert que des avions avaient détournés et écrasés dans des bâtiments à travers les États-Unis.

Nous avons alors décidé de faire une annonce et de MENTIR aux passagers. Nous prétextons un problème technique et l'obligation d'atterrir à Gander. Les passagers n'étaient pas contents, mais cela peut arriver à tout moment et ils le savent très bien.
Nous avons atterri à Gander 40 min après l'annonce. L'aéroport comptait déjà un vingtaine d'autres avions provenant du monde entier. Après avoir rejoint la porte, le capitaine de bord à fait cette annonce :

'Mesdames et Monsieur, vous devez sûrement vous demander si tous les autres avions que vous voyez ont eu le même problème technique que nous, mais sachez que nous sommes ici pour une bonne raison.' Nous avons ensuite expliqué ce que nous savions de la situation actuelle aux États-Unis. Il y a eu de nombreuses exclamations, de l'effroi et beaucoup de regards hagards. L'heure d'atterrissage était de 12h30 à Gander (11h00 aux États-Unis).

La tour de contrôle de Gander nous a demandé de ne pas bouger. Personne n'était autorisé à quitter l'avion et personne de l'aéroport ne pouvait approcher les avions. Seule une voiture de police venait de temps à autre pour surveiller puis passait à l'avion suivant. Au cours de l'heure suivante, tous les avions survolant l'Atlantique ont dû se poser dans les aéroports les plus proches et à elle-seule, Gander a accueilli plus de 53 avions dont 23 étaient des compagnies aériennes américaines.

On nous a annoncé que les avions devaient débarquer un par un en commençant par les transporteurs étrangers.

Nous étions les quatorzième de la catégorie US. Nous avons été prévenus que des nouvelles concernant le débarquement seraient données sur les coups de 18h. Entre temps, nous avons appris, via la radio de l'avion, l'étendue de la catastrophe qui s'était abattue sur les États-Unis : deux avions s'étaient écrasés dans les Tours jumelles du World Trade Center à New York et un au Pentagone à Washington DC.

Les passagers tentaient d'utiliser leur téléphone, en vain. Le réseau n'est pas le même au Canada. Au cours de la soirée, nous avons appris que les Tours Jumelles s'étaient effondrées et qu'en fait quatre avions avaient été détournés pour se crasher.

La perplexité mêlée à l'épuisement émotionnel se lisait sur le visage des passagers qui tentaient tant bien que mal de rester calmes. Nous nous efforcions de maintenir le calme en leur montrant que nous n'étions pas les seuls dans cette situation.  Il y avait 52 autres avions avec des passagers exactement dans la même situation.

Nous leur avons également dit que c'était une décision du gouvernement canadien et que nous ne pouvions rien faire à part suivre les ordres. L'aéroport de Gander, a tenu sa parole et à 18h, nous avons été prévenus que le débarquement se ferait à 11h le lendemain matin. Cette information a pris de court tous les passagers qui se sont tout simplement résignés et ont accepté sans rechigner. Ils se préparaient à passer la nuit dans l'avion.

La ville de Gander a une population de 10 400 habitants. La Croix Rouge nous a rapporté qu'il fallait en tout prendre en charge 10 500 passagers. On nous a simplement dit d'aller nous détendre à l'hôtel en attendant d'avoir un appel de l'aéroport, mais que ce dernier ne viendrait pas tout de suite. Nous avons découvert toute l'horreur lorsque nous sommes arrivés à l'hôtel et mis la télé en route, 24 heures après que tout ait commencé. Pour nous changer les idées, nous avons décidé de profiter de la ville et de ses merveilles avec en prime, l'hospitalité offertes par les habitants. Les gens étaient très accueillants avec nous et ils savaient juste que nous étions les "personnes de l'avion". Nous avons tous passé un très bon moment jusqu'à ce que nous recevions cet appel, deux jours plus tard (le 14 septembre) à 8h30. Nous avons quitté Gander à 12h30 et sommes arrivés à Atlanta à 16h30. Gander n'est qu'à 1h30 des États-Unis. Mais là n'est pas la question. Ce que les passagers nous ont alors raconté nous a profondément touché, car le timing ne pouvait pas tomber mieux.
Ils nous ont appris que la ville de Gander et les villages alentours (dans un rayon de 75 km) avaient fermé toutes les écoles, les salles de conférences, les gymnases et autres lieux de rassemblement pour les transformer en infrastructures de logements pour les passagers des avions. Certains avaient des lits de camp, d'autres des matelas avec des sacs de couchage et des oreillers. TOUS les étudiants DEVAIENT être bénévoles pour s'occuper des 'INVITÉS'.

Nos 218 passagers se sont retrouvés dans la municipalité de Lewisporte, située à 45 km de Gander. Là-bas, ils ont dormi dans un lycée.

Si certaines femmes voulaient être uniquement avec des femmes, elles pouvaient le faire. Les familles n'étaient pas séparées. Les personnes n'ont eu d'autre choix que d'être transportées dans des maisons privées. Une femme enceinte a été placée dans une maison située juste en face des Urgences d'un hôpital. Des médecins ont été mobilisés accompagnés d'infirmiers et infirmières tout au long de leur séjour. Les appels et envois de mails vers les États-Unis et l'Europe étaient disponibles pour tout le monde une fois par jour.

Au cours de la journée, on proposait aux passagers de faire des "excursions" pour les occuper. Certaines personnes ont pu faire des balades en bateau sur les lacs et dans les ports. D'autres sont allées voir les forêts locales. Les boulangeries restaient ouvertes afin de mettre du pain frais à disposition de tous les invités. La nourriture était préparée par les habitants et apportée par ceux qui étaient de garde. D'autres personnes ont été conduites vers les restaurants de leur choix. La mairie a fourni des jetons aux invités pour que ces derniers puissent laver leurs affaires sales dans les laveries automatiques étant donné que leurs bagages étaient restées dans l'avion.

En d'autres termes, tous les besoins des voyageurs ont été comblés.

Après ça, chacun des passagers a été déposé en temps et en heure à l'aéroport. Tout était magistralement bien réglé grâce à la Croix Rouge qui, possédant toutes les informations sur Gander, a géré d'une main de maître toute l'organisation. Tout bonnement incroyable.

Lorsque les passagers sont remontés dans l'avion, c'est comme s'ils revenaient d'une croisière. Tout le monde se connaissait, c'était convivial. Ils se racontaient mutuellement les péripéties de leur séjour, c'était à celui qui s'était le plus régalé. C'était époustouflant. Notre vol pour Atlanta ressemblait à un vol de fête. Nous les avons laissés tranquilles et profiter de ces derniers instants ensemble. Ils avaient tous créé des liens, s'appelaient par leur prénom, échangeaient les numéros de téléphone, les adresses mail et les adresses postales.

Puis, une chose étrange s'est produite. L'un de nos passagers en classe affaires nous a demandé s'il pouvait faire une annonce au micro. Jamais, je dis bien jamais nous n'autorisons cela. Pourtant, ce jour-là quelque chose m'a poussé à accepter. Il s'est alors emparé du micro et a demandé aux passagers de se remémorer tout ce qu'ils avaient vécu ces derniers jours. Il leur a parlé de l'hospitalité dont ils avaient bénéficiée de la part d'inconnus. Il a également dit qu'il souhaitait faire quelque chose en retour pour ces personnes qui les avaient accueillis à Lewisporte. Il souhaitait lancer un fonds fiduciaire du nom de Delta 15 (le numéro de notre vol). Le but étant de fournir une bourse aux étudiants pour qu'ils puissent aller à l'université.

Il a demandé à chacun des passagers de participer et lorsque la feuille avec le nom, l'adresse, le numéro de téléphone et la somme est revenue jusqu'à lui, il avait récolté plus de 14 500$  (12 800 €). L'initiateur de ce projet est un docteur en médecine originaire de Virginie. Il a promis de se charger de tout et faire toute la paperasse pour les bourses."

Le fond de soutien a bien été créé et porte le nom de “Lewisporte Area Flight 15 Scholarship Fund”. Depuis, les donations ont afflué et ce sont plus de 100 étudiants du Lewisporte Collegiate School qui ont pu poursuivre des études grâce à une générosité atteignant plus de deux millions de dollars.
Des histoires comme celle-ci font plaisir à lire. Extrêmement touchante, elle montre que parfois, les meilleurs côtés de l'humanité se dévoilent dans des situations d'extrême urgence.

Source : www.feroce.co

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